Les fondements du dialogue


De nombreuses disciplines se sont intéressées au dialogue humain :
  • (a) l’ethnométhodologie (branche de l’ethnoscience) qui pose la communication dans une perspective sociale : les individus agissent dans un cadre normalisé selon des règles et des conventions qui sont socio-culturellement bien définies,
  • (b) la philosophie du langage (notamment la philosophie analytique) qui s’intéresse à un individu placé en situation de communication, sur un plan intentionnel et actionnel,
  • (c) les cognisciences qui retiennent de la communication les aspects liés à la perception, à la planification et au raisonnement cognitifs,
  • (d) la linguistique qui étudie la structure et la fonction du langage dans le dialogue, et
  • (e) l’intelligence artificielle qui utilise préférentiellement la notion d’agent rationnel et/ou de planification pour résoudre le problème de la coordination d’actions conjointes faites à travers et par le dialogue.


1. L'ethnométhodologie

Les ethnométhodologistes [2], [3] ont développé leur approche autour de l’étude des capacités de raisonnement de sens commun que manifestent des individus, membres d’une même culture, pour produire et reconnaître des actions intelligibles. Cette approche est plus descriptive — parce que naturaliste — que prédictive : elle met l’accent sur une forme de rhétorique de la moralité à travers le principe d’identité qui proclame que les méthodes de raisonnement sont partagées entre les individus et apparaissent à la surface de la vie sociale parce que les règles d’interaction et d’action sociales sont profondément inscrites chez chacun. En d’autres termes pour les ethnométhodologistes, le raisonnement humain est de nature normative. En particulier, il est lisible dans une conversation qui devient pour eux le lieu d’une recherche fonctionnaliste sur les actions humaines. Les pragmalinguistes se trouvent également dans la même ligne de pensée : "parler n’est pas simplement la mise en fonctionnement d’un système linguistique, mais une forme essentielle d’action sociale" [4], "un système de comportements de différents partenaires qui s’influencent réciproquement dans des actions concrètes" [5]. Pour eux l’interaction fonctionne selon les principes de la réciprocité des perspectives et de la réciprocité des motivations. Ces principes s’appuient sur la notion d’intercompréhension qui définit le projet d’action du locuteur A (ou intention) à travers la réaction qu’il attend de son partenaire B, comme moyen de réaliser son but. Le principe de réciprocité des motivations est l’anticipation par A que son projet, une fois compris, sera accepté par B comme la raison et la motivation « à cause de » du projet et de l’action de B [6]. Si, pour eux, ce principe suffit à régler les niveaux locaux de l’interaction (tours de parole fondés sur le concept des paires adjacentes), le deuxième principe, celui de la réciprocité des perspectives est nécessaire pour régler les niveaux supérieurs d’organisation de l’interaction. Ces niveaux sont liés à une conception hiérarchique de l’action dans laquelle ce principe fonde la complémentarité ou la symétrie des rôles des partenaires pour le guidage des niveaux d’exécution. De lui résultera la stratégie utilisée dans l’interaction (négociation, coopération, etc.) issue d’un accord entre les partenaires.

Erwin Goffman [7] va plus loin, il introduit les notions de rituel et de face : l’interaction sociale est guidée par le souci de ne pas “perdre la face”. La notion de face renvoie à celles de rôle, de statut, c’est-à-dire de la position d’où on parle et que l’on doit conserver — car “en parlant on construit une image de soi”. Au-delà des tours de parole et des paires adjacentes, il y a d’autres mécanismes de régulation comme la mise en scène des places de laquelle on attend des “retours” comme l’acquiescement (Mmm…), la surprise (ah oui ?…), les marques de sympathie, le rire, etc.


Plus récemment, Lucy Suchman [8] a introduit la notion d’action située, qui donne une grande importance à la prise de décision en situation (en d’autres termes au contexte) et qui montre que du fait de la grande dynamique du dialogue, les locuteurs restent en état d’adaptation et d’ajustement permanent. Dès lors, il est difficile pour un observateur de prédire les actes de parole puisqu’ils résultent d’une double interprétation, du locuteur et de l’allocutaire, et que les effets n’en sont pas, de ce fait, clairement prévisibles. Elle fonde alors sa description de la conversation sur des stratégies opportunistes, qui ne sont instanciables que localement et en tous cas non planifiables à long terme. Par cela elle remet en cause un grand nombre de théories fondées de près ou de loin sur la logique des intentions. Malheureusement son apport très riche par ailleurs, reste plus critique que constructif dans la perspective de poser un modèle formalisable pour le dialogue.


2. La philosophie analytique

Jugeant des insuffisances d’une sémantique générale en linguistique, certains philosophes du langage comme Austin [9] et Searle [10] mettent l’accent sur la pragmatique en partant du principe que tout énoncé est un acte de langage. Austin, s'intéressant aux verbes performatifs, remarque qu'ils contiennent l'action qu'ils dénotent. Ainsi, dire "je te baptise Queen Elisabeth" c'est faire l'action du baptême pour peu qu'on ait la légitimité pour le faire ; de même "la séance est levée" ne donne pas seulement le signe de fin mais produit une action dans le monde. Pour Austin tout énoncé devient un acte de parole qui contient trois composantes : le locutoire (le dire), l'illocutoire (le faire), le perlocutoire (l'effet produit sur son interlocuteur). Ainsi l'énoncé "les canots à la mer" est-il chargé de sens pour l'équipage ! "Haut les mains" vise à neutraliser autant qu'à effrayer la victime. "je te promets de venir demain" est une forme engageante même si elle ne garantit pas totalement que cet événement va se produire : il peut y avoir une série d'empêchements imprévisibles, ou il se peut que l'intention soit plutôt de rassurer que de s'engager vraiment. Ainsi à travers un même énoncé, plusieurs buts sont poursuivis, le but illocutoire (effet espéré de l’action, par exemple neutraliser la personne) et le but perlocutoire (effet espéré sur l’allocutaire, lui faire peur).

John Searle [11] replace la langue dans la théorie des actes de langage et plus généralement dans une théorie des intentions. Pour A, énoncer une proposition résulte de l’intention de la produire ; pour B, la comprendre c’est interpréter l’intention qui l’a sous-tendue, dans le contexte où elle a été produite. Dans cette théorie, la communication se situe dans la pragmatique, et la pragmatique des actes de langage s’inscrit à son tour dans une théorie du langage et une théorie de l’action selon deux perspectives : la description des actes de langage et leur régulation selon le principe d’exprimabilité, c’est-à-dire,
  • (a) énoncer des mots = effectuer des actes d’énonciation,
  • (b) référer et prédiquer = effectuer des actes propositionnels (locutoires),
  • (c) affirmer, ordonner, promettre, etc. = effectuer des actes illocutoires,
  • (d) effectuer des actes perlocutoires = agir sur son interlocuteur.
Jusqu'en (c) on peut représenter un acte de langage par Fp, p = contenu propositionnel et F = force illocutoire, (ex. : "je te promets que je viendrai", F marquée par "je te promets", force promissive, et p marqué par "je viendrai"). Vanderveken [12] a formalisé une logique illocutoire du discours, essentiellement monologique, poursuivant ainsi les travaux de Searle.

Jusque là donc, Searle comme Vanderveken, ne prennent pas encore en compte le rôle du locuteur ni celui de l’allocutaire qu’il ne font apparaître qu’en (d). Ceci leur a été reproché puisque cela implique jusqu’en (c), l’élimination du locuteur parlant au profit d’un locuteur abstrait ce qui les oblige à introduire la notion de sens littéral. Cela introduit une difficulté pour l’interprétation des actes indirects qui se font par énonciation non littérale ("le sucre s'il te plaît !" ne peut pas être analysé sans l'action qui la sous-tend qui prend encore un sens différent si c'est un diabétique qui la prononce). Searle propose alors pour l’interprétation de ce type d’acte une stratégie inférentielle, qui examine toutes les conditions de réalisation de l’acte (situation, monde, arrière-plan, etc.), le pourquoi, les intentions du demandeur, le but poursuivi, etc.

La taxonomie des actes de langage est la suivante :
  1. Acte assertif : la composante illocutoire décrit un état de fait existant. Le locuteur dit comment sont les choses. Le but est de rendre le contenu propositionnel (qui est une proposition) conforme au monde. L'acte assertif révèle les croyances du locuteur. Nous notons cet acte FS (faire savoir).
  2. Acte directif : le but illocutoire est de mettre l'interlocuteur (qui est ici le locuteur lui-même) dans l'obligation de réaliser une action future. Le locuteur essaie de faire faire les choses. Le but est de rendre le monde conforme au contenu propositionnel (qui contient l'action future de l'interlocuteur). L'acte directif exprime les désirs et la volonté du locuteur. Nous notons cet acte FF (faire faire une action) ou FD (faire devoir) lorsque l’obligation est forte ou FFS (faire faire savoir) pour une demande d’information.
  3. Acte promissif : il s'agit d'une obligation contractée par le locuteur lui-même de réaliser une action future. Le locuteur s'engage à faire quelque chose. Le but est de rendre le monde conforme au contenu propositionnel (qui contient l'action future de l'interlocuteur). L'acte promissif révèle l'intention du locuteur. Nous notons cet acte FP (faire pouvoir).
  4. Acte expressif : le but illocutoire de l'acte expressif est d'exprimer l'état psychologique qui lui est associé. La direction d'ajustement n'est pas de rendre le monde conforme aux mots ou vice versa. La proposition exprimée est présupposée : on se réjouit ou on déplore qu'elle soit vraie. Cet acte est très peu présent en DHM, nous le notons FSØ.
  5. Acte déclaratif : le but illocutoire de l'acte déclaratif est de rendre effectif son contenu. Le locuteur provoque des changements effectifs dans le monde par ses déclarations. Cet acte a simultanément deux directions d'ajustement entre le langage et le monde. Il faut qu'il soit accompli dans une certaine institution extra linguistique qui confère au locuteur les pouvoirs de provoquer de nouveaux faits institutionnels par le seul accomplissement approprié d'actes de langage. Nous notons cet acte FA.
Malgré ses qualités, cette approche est essentiellement monologique, c’est-à-dire qu’elle ne prend pas en compte les énoncés dans la dynamique du dialogue. Une extension est donc nécessaire, pour aborder les problèmes du dialogue et de l’intersubjectivité.


3. La psychologie cognitive

Parmi les théories les plus fécondes pour le dialogue, nous retiendrons les approches de Grice puis celles de Sperber et Wilson.

(a) Pour Grice [13], un échange dialogique suit une certaine logique fondée sur un principe général de coopérativité ; les interlocuteurs reconnaissent cher leurs partenaires participant à un échange, un ou plusieurs buts communs dans une direction acceptée par tous, ce que Grice formule sous forme de maximes à l’intention des conversants eux-mêmes (à la manière des classiques français, La Rochefoucauld notamment) : “que votre contribution à la conversation soit, au moment où elle intervient, telle que le requiert l’objectif ou la direction de l’échange verbal dans lequel vous êtes engagés”. Il exprime plus précisément cette maxime à l’aide de deux autres et définit la notion d’implicature comme l’ensemble des conséquences de l’application ou de la non application de ces maximes par les conversants.
  • maxime de qualité : “que votre contribution soit véridique” qui se décompose en, “n’affirmez pas ce que vous croyez être faux” et “n’affirmez pas ce pour quoi vous manquez de preuves”.
  • maxime de quantité : “que votre contribution contienne autant d’informations qu’il est requis (pour les visées conjoncturelles de l’échange)” et “que votre contribution ne contienne pas plus d’informations qu’il n’est requis”
La maxime de qualité semble limitative voire même quelque peu naïve car elle semble exclure l’ironie, le mensonge ou la dissimulation. En réalité il n’en est rien parce que précisément, une règle violée a autant d’implications qu’une règle respectée par le fait qu’il y a eu à moment donné un besoin de la transgresser. Ainsi pour Grice, l’ironie fonctionne parfaitement sous ce principe car elle est intentionnellement codée par l’intonation de la voix ou des gestes significatifs. De même le mensonge finit par se détecter à travers l’incohérence du menteur qui ne respectant pas la maxime “n’affirmez pas ce pour quoi vous manquez de preuves”, se trouvera tôt ou tard face à ses contradictions.

La maxime de quantité peut se réduire à la seule maxime de pertinence “soyez pertinent”. Cette maxime cache à elle seule toute une théorie de la pertinence que nous développerons plus loin.

Enfin, Paul Grice complète ses maximes sur le contenu (quoi dire) par des maximes de modalité, c’est-à-dire sur le comment dire: “soyez clair”, “soyez bref”, “soyez méthodique”, “évitez d’être ambigu”, qui visent à une meilleure efficacité du dialogue.

Par le terme implicature, Grice veut distinguer certaines conclusions que l’on peut tirer des énoncés, des véritables implications logiques. En effet les implicatures sont fondées sur l’usage du langage d’une part et prennent en compte les non dits, implicites, ellipses, etc., d’autre part. Le calcul des implicatures ne devient donc possible qu’en appliquant les maximes, par exemple “j’ai faim” suggère que d’une part ce fait est vrai et d’autre part que je réclame à manger. Cela peut suggérer également qu’il s’est déroulé un certain temps depuis le dernier repas, etc.. Les implicatures dépendent fortement du contexte et du sujet parlant.

(b) Pour Sperber et Wilson [14] — qui critiquent Grice sur la notion d’implicature —, la communication est un "échange d’indices qui orientent (ou ré-orientent) les processus inférentiels des interlocuteurs en présence”. Ils rejettent la théorie codique trop simpliste ; les pensées ne sont pas codées par A, transportées puis décodées par B : les pensées de A orientent seulement celles de Dan Sperber et Deirdre Wilson réfutent ainsi le modèle codique qui stipule une phase de codage et de décodage des informations linguistiques et extra linguistiques (signes dans un cadre sémiotique plus large) selon un ensemble de conventions, de savoirs partagés par les deux interlocuteurs et de suppositions mutuelles de l’un sur l’autre. Cette vision, fondée sur une approche psychologique, se distingue de celle de Searle pour lequel existent des intentions mais aussi, implicitement, un code. 

Sperber et Wilson nient l’utilité de la théorie des actes de parole qu’ils trouvent classificatoire mais non opératoire. Ils affirment qu’il faut remonter aux attitudes cognitives à travers les processus inférentiels pour comprendre les mécanismes de la communication. Ils posent la signification au plan de la pertinence : les indices échangés doivent être pertinents pour pouvoir servir à retrouver l’intention du destinateur ; signifier, c’est rendre signifiant quelque chose à quelqu’un ; signifier c’est vouloir dire c’est-à-dire communiquer ses intentions ou obtenir un succès dans la compréhension
de ses intentions par autrui. Plus formellement, le succès de (A veut dire S à B) est obtenu si :
  • (a) B produit une réponse R car
  • (b) B reconnaît l’intention de A contenue dans S (notée intention(A)Í S)
  • (c) et la réponse R résulte en partie de (b)
Cela permet de distinguer deux sortes d’intentions : les intentions informatives (A informe B de intention(A) Í S) c’est-à-dire A rend manifeste au destinataire B un ensemble d’indices ou d’hypothèses) et les intentions communicatives (A informe B de intention(intention(A) Í S) Í S’ c’est-à-dire A rend manifeste au destinataire qu’il a une intention informative). Cette information se fait au travers d’indices pertinents. De ce fait A et B doivent se montrer coopérants pour que la communication réussisse. La coopération est donc une résultante cognitive plus qu’une résultante sociale.

Une critique essentielle de cette théorie repose sur la régression à l’infini, engendrée par la récursivité sur l’intention que A a de produire un stimulus qui rende manifeste à B que A veut lui rendre manifeste un ensemble d’hypothèses, etc. Cela semble un processus cognitif peu réaliste. Le concept de pertinence est quant à lui plus fécond. Pratiquement, la pertinence repose sur deux facteurs : l’effet cognitif produit chez le destinataire et l’effort qu’il a fallu pour le produire. La pertinence est donc le rapport de ces deux quantités, c’est le juste équilibre du coût de traitement chez les deux interlocuteurs.


4. La linguistique

Les linguistes de l’école de Genève [15], [16], envisagent le discours comme cadre de structuration d’échanges linguistiques. Ils s’efforcent d’utiliser le moins possible les contraintes ou les données extérieures au discours comme les intentions, les présuppositions, etc., qu’ils jugent trop subjectives. Ils proposent une théorie de la cohérence et non une théorie de l’interprétation : "le problème principal est de formuler un ensemble d’unités conversationnelles, un ensemble de relations entre ces unités, un ensemble de principes gouvernant la composition des unités simples en unités complexes, bref la formulation de règles de bonne formation" [17]. Cette approche n’est pas prédictive ; elle reste essentiellement une description fonctionnaliste et/ou structurelle des énoncés de A et de B rendue possible une fois le discours achevé et l’action accomplie.

Les phases du dialogue que retient l'école de Genève sont les suivantes :
  • l'ouverture (initiative, évaluative, réactive),
  • la continuation (initiative, évaluative, réactive),
  • la clôture (initiative, évaluative, réactive),
  • l'incidence (abandon temporaire d'une activité en cours de réalisation pour la reprendre par la suite)
  • la rupture (abandon définitif d'une activité en cours de réalisation).
Un dialogue commence par une ouverture et s'achève par une clôture. La phase non marquée est la continuation à caractère initiatif.

Daniel Luzzati [18] développe de son côté un modèle de dialogue à deux axes : l'axe régissant horizontal correspond à la recherche d'un accord (système questions réponses principales et secondaires) et l'axe incident vertical répond aux exigences de clarté et d'explication. La mise en œuvre s'appuie ensuite sur des variables d'avancement, de profondeur, d'incidence et d'écartement.




5. Les modèles formels

Ces théories ont inspiré divers modèles computationnels que l’on peut classer en quatre groupes :
  • (a) les grammaires structurelles,
  • (b) les plans et intentions,
  • (c) les logiques mentalistes,
  • (d) les jeux.


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[1]    A. Turing, Computing Machinery and Intelligence. Mind Vol. LIX, 1950.
[2]    H. Garfinkel. Studies in ethnomethodology. New Jersey, Prentice Hall, Englendwood Cliffs, 1967.
[3]    H. Garfinkel, H. Sacks, On formal structures of practical actions, in Mc Kinney, J.C., Tiryakian, E.A. (Ed.) Theoretical Sociology. Perspectives and Development, New York, Appleton Century Crofts, 337-66, 1970.
[4]    H. Sacks, Everybody has to lie, in Sociological dimensions of langage use, M.Sanchez et B.Blount (Ed.), USA, New York, Academic Press, 1975.
[5]    E.A. Shegloff, G. Jefferson, H. Sacks, The preference for self-correction in the organisation of repair in conversation. Language, 53, p. 361-382, 1977.
[6]    E.A. Schegloff, Sequencing in conversational openings, American anthropologist, N°70, p.1075-95, 1968.
[7]    E. Goffman, Forms of talk. Oxford, Basil Blackwell ed., 1981.
[8]    L.S. Suchman, Plans and Situated Actions, Cambridge University Press, 1987.
[9]    J.L. Austin, How to do Things with Words. Oxford University Press, 1962. Version française : Quand dire, c’est faire. Edition du Seuil, Paris, 1970.
[10]  J. Searle, Speech Acts. Cambridge University Press, UK., 1969. traduit de l’anglais Actes de langage, Hermann ed., Paris, 1972.
[11] J Searle, Intentionality. Cambridge: Cambridge University Press, 1983.
[12]  J. Searle, D. Vanderveken, Foundations in illocutionary logic. Cambridge University Press, 1985.
[13]  H.P. Grice, Logic and Conversation. in P. Cole and J.L. Morgan eds. Syntax and Semantics, vol. 3, Academic Press, p. 41-58,1975.
[14]  D. Sperber, D. Wilson, Relevance : communication and cognition. Basil Blackwell ed., Oxford, 1986.
[15]  E. Roulet, L’articulation du discours en français contemporain. Peter Lang éd., Berne, 1985.
[16]  J. Moeschler, Modélisation du dialogue, représentation de l'inférence argumentative. Hermès éd., 1989.
[17]  J. Moeschler, A. Reboul, Dictionnaire encyclopédique de pragmatique, éditions du Seuil, Paris, 1994.
[18]  D. Luzzati, Recherches sur le dialogue Homme-Machine: modèles linguistiques et traitement automatique. Thèse d'Etat, Paris III, 1989.